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L’image du Japon en Andorre

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La question de la documentation est le premier obstacle que l’on rencontre dans un pays dépourvu de facultés ou de centres de recherche en Sociologie ou Anthropologie et de centres de statistique semblables à l’INSEE français, lors d’aborder le sujet de cet essai. Sans enquêtes ni études qualitatives réalisées précédemment, la méthodologie envisagée pour développer le sujet proposé ne se présentait, donc, guère scientifique. Ainsi, nous essaierons d’expliquer quelle est l’image du Japon en Andorre à travers, tout simplement, de l’expérience personnelle, de l’aide de quelques indicateurs non directement liés au sujet, ainsi que de l’observation de documents qui ont une certaine relation avec le thème. Ces éléments-là nous aideront, surtout, à essayer de préciser, dans un second temps, quelle est l’image du Japon en Andorre. Savoir si les andorrans et les résidents en Principauté ont plutôt une bonne ou une mauvaise image des nippons sera, cependant, la première question que nous essaierons de répondre. Nous le ferons grâce à un petit élément théorique : la théorie de la confiance.

La théorie de la confiance, utilisée notamment dans les études de culture politique, nous apprend que la population d’un pays donné connaît mieux un autre État et a d’avantage de confiance en lui en fonction de quelques critères objectifs comme le fait que les deux États partagent une même langue, ne soient pas trop lointains géographiquement, que l’État ait un PIB élevé ou que les deux États possèdent une expérience historique commune (guerres entre les deux États, colonisation de l’un des deux pays par l’autre), etc. Selon cette théorie, donc, les andorrans n’auraient pas une grande connaissance des japonais. Cependant, les pyrénéens auraient du Japon une très bonne image à cause de sa richesse, et aussi du fait que les deux pays ne se soient jamais affrontés en un conflit.

À propos de l’image qui ont les andorrans du Japon il faut, d’emblée, séparer l’image médiatique de l’image réelle. Dans une société dans laquelle les appareils de télévision ont une place dominante dans la salle à manger de tout le monde, l’image que l’on reçoit d’une population à travers la télévision a une importance guère négligeable pour les individus. Ainsi, et après avoir jeté un coup d’oeuil rapide aux émissions qu’offrent les chaînes de télévision que l’on peut voir en Andorre, on tire la conclusion que l’image des japonais que la télévision transmet aux andorrans est une image d’individus avec un rapport important avec l’électronique (image créée par des dessins animés du genre « Dr Slump ») et aux arts martiaux (« Dragon Ball »). Notons que l’image que l’on reçoit à travers la télévision vient surtout de dessins animés. En fait, la plupart des émissions que l’on reçoit du Japon correspond à ce genre audiovisuel. Un des aspects négatifs de la situation de prédominance qu’occupe la télévision dans nos sociétés est que l’image créée par ce canal de communication n’a aucun contre-poids dans d’autres canaux puisque (comme nous l’expliquaient des libraires et des propriétaires de vidéo-clubs) les ventes de littérature ou de cinéma japonais n’ont presque aucune importance dans notre pays. Pourtant, l’image médiatique des japonais en Andorre est une image d’individus qui aiment aussi bien l’informatique que les arts martiaux. Cependant, de nouvelles émissions (le cas le plus exceptionnel est, sûrement, celui des dessins animés « Shin Chan ») commencent à offrir aux pyrénéens une image plus complète de la vie quotidienne des japonais. Il faudra, cependant, attendre quelques années encore pour observer si ces nouveaux produits ont ou n’ont pas une influence importante sur les images des japonais chez les andorrans.

En ce qui concerne ce que l’on a appelé l’image réelle des japonais en Andorre on découvre que les aspects du Japon les plus connus par les andorrans sont :

  • Son histoire récente (depuis la Seconde Guerre Mondiale) et son système économique (notamment le système productif dit toyotisme) puisque ces aspects-là sont expliqués dans les trois systèmes éducatifs présents en Andorre. Malgré cette connaissance, aucune entreprise de la Principauté n’a appliqué jusqu’à la date aucun aspect du toyotisme). Dans le terrain économique, l’on connaît aussi la grande spécialisation de l’économie japonaise dans le domaine de l’électronique. La cause? Malgré la distance, les importations du Japon que l’on fait en Andorre sont importantes (9% du total, et 16% si on exclut les deux principaux partenaires, l’Espagne et la France) et la majorité de ces importations correspondent aux produits électroniques; alors, la plupart des commerces ont à la vente une énorme quantité de produits électroniques japonais. Finalement, ont connaît aussi le Japon comme l’une des économies les plus puissantes du monde.
  • Sa gastronomie, notamment depuis l’ouverture de deux restaurants japonais en Andorre (cette connaissance de la gastronomie japonaise s’explique aussi par la vision médiatique expliquée précédemment).
  • Son goût pour les arts martiaux. Cette image s’explique par le fait qu’en Andorre il y a au moins deux séminaires d’arts martiaux chaque année dans lesquels participent des japonais qui contribuent, aussi, à expliquer la réalité de ce pays asiatique dans les Pyrénées.
  • Son élevé niveau de développement. Cette image s’explique, surtout, par le fait que lorsque l’Andorre s’est mise à développer deux des projets les plus spectaculaires du pays (le centre thermoludique Caldea et le métro aérien) les références utilisées comme exemples par les autorités andorranes ont toujours été des projets similaires mis en place précédemment au Japon.

L’image médiatique et l’image réelle qu’en Andorre on a des japonais ne sont pas donc très éloignées. Une image de société développée, branché l’électronique, mais avec un goût marqué pour les traditions (arts martiaux), reste, cependant, une image trop simpliste. La plus grande ouverture des journaux et des journaux télévisés aux informations qu’arrivent de tout le monde, la globalisation en cours et le développement d’Internet, devraient aider désormais les andorrans a acquérir une image plus complète du Japon.

Redactat originalment el mes de desembre de l’any 2002 per participar en un concurs organitzat pel Ministeri d’Afers Exteriors del Japó

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